Krach boursier et récession : pourquoi (et comment) investir en période de crise

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Ceci est un article invité rédigé par Jacques Doassans du blog Le Déj Immo. Sa riche expérience de l’immobilier, en France comme à l’international, est précieuse. Il nous fait le plaisir de la partager avec nous dans cet article. Mise à jour en juin 2026.

Quand tout va bien, tout va mal, quand tout va mal, tout va bien : c’est ainsi que je résumerai mon expérience de la crise de 2008 ! Et plus largement, c’est la philosophie qui m’a servi de boussole à chaque fois qu’un krach boursier ou une crise économique a secoué les marchés. Avant de revenir à mon témoignage, j’aimerais vous donner les clés pour comprendre ce qu’est un krach, ses causes, ses conséquences, et la liste des plus grands krachs boursiers de l’histoire — c’est ce qui vous donnera le recul nécessaire pour investir au bon moment.

La crise de 2008

En 2007, j’ai émigré aux USA, pensant tout savoir sur mon métier d’agent immobilier.

Surprise, surprise, la tourmente de 2008 va me permettre de beaucoup apprendre !

De nombreuses personnes étaient dans la tourmente financièrement. Ils avaient acheté leurs biens immobiliers en plein boom, au moment où les prix étaient au plus haut, et sans analyse du risque de leur investissement.

J’ai compris durant cette période que la puissance des plus riches est d’investir au bon moment, lorsque les prix sont bas, et de revendre aussi au meilleur moment, lorsque les prix sont hauts.

Ceci est valable à la bourse bien sûr, mais aussi dans l’immobilier.

Ce raisonnement semble évident ! Oui, si la notion de bon moment est bien analysée. Pour cela, encore faut-il comprendre la mécanique d’un krach boursier et ce qui en déclenche un.

Qu’est-ce qu’un krach boursier ?

Un krach boursier désigne une chute brutale et soudaine des indices boursiers sur une très courte période — quelques heures, quelques jours, parfois une semaine. La chute des cours est généralement supérieure à 10 % en quelques séances, et touche les principaux indices boursiers d’une ou plusieurs places financières. Ce n’est pas une simple baisse passagère : c’est un effondrement, accompagné d’une perte massive de confiance des investisseurs.

Krach, correction et chute brutale : les nuances

Tous les épisodes baissiers ne sont pas des krachs. La nuance est importante.

  • Une correction est une baisse modérée des cours sur les marchés, généralement comprise entre -10 % et -20 % d’un point haut. C’est un mouvement sain qui purge les excès, sans déclencher de panique. Une correction peut durer quelques semaines et le marché repart ensuite à la hausse.
  • Une chute brutale ou krach se caractérise par une perte rapide supérieure à 20 %, dans un climat de panique. Les volumes explosent à la vente, les ordres d’achat s’évaporent et la liquidité se tarit en quelques heures.
  • Un bear market (marché baissier) est une tendance baissière plus longue : -20 % ou plus, étalée sur plusieurs mois. Un krach peut déclencher un bear market, mais l’inverse n’est pas vrai.

Comprendre cette distinction vous évitera de confondre une simple respiration avec un krach de la bourse.

Les phases d’un krach boursier

Un krach n’est jamais un événement isolé : il suit un schéma assez répétitif. Les phases sont presque toujours les mêmes : euphorie, retournement, panique, capitulation, puis reconstruction.

Lors de la phase de retournement, les premiers investisseurs avisés sortent — les fondamentaux des entreprises ne justifient plus les cours. Les variations de prix s’accentuent, les volumes de transactions augmentent. Puis vient la panique : les annonces de mauvais résultats, de faillites ou de défaut accélèrent la chute. Les flux de capitaux quittent massivement les actions pour se réfugier dans le monétaire ou l’or.

Enfin, la capitulation marque le point bas : les derniers vendeurs paniqués cèdent leurs titres, souvent à perte. C’est paradoxalement le meilleur moment pour acheter — mais quasiment personne n’a le sang-froid de le faire.

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Les causes des krachs : pourquoi les marchés s’effondrent

Les causes des krachs sont rarement uniques. C’est presque toujours la conjonction de plusieurs facteurs qui déclenche l’effondrement.

Le premier facteur, c’est presque systématiquement la formation d’une bulle spéculative. Une bulle se construit quand les prix d’un actif s’envolent bien au-delà de ce que justifient les fondamentaux : on achète parce que les prix montent, et les prix montent parce qu’on achète. C’est l’effet boule de neige : les excès spéculatifs s’auto-alimentent, portés par la spéculation pure et l’euphorie collective. Tôt ou tard, la réalité économique reprend le dessus et la bulle spéculative éclate.

Le deuxième facteur, c’est la liquidité. Quand les banques prêtent abondamment et que l’argent circule à bas coût, les flux de capitaux gonflent les actifs financiers. Quand le robinet du crédit se ferme — souvent à cause d’un resserrement monétaire — les bulles éclatent.

Le troisième facteur, ce sont les annonces : un défaut souverain, la faillite d’une grande banque, une crise géopolitique, une mauvaise statistique économique. Dans un marché déjà tendu, une seule annonce peut servir d’étincelle.

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Les conséquences des krachs : impact sur l’économie et les investisseurs

Un krach ne reste jamais cantonné aux salles de marché. Ses conséquences débordent rapidement sur l’économie mondiale, et c’est ce qui fait toute sa gravité.

Pour les investisseurs et les actionnaires, ce sont d’abord les pertes : les portefeuilles fondent, parfois de moitié en quelques semaines, à mesure que les cours des actions plongent. Les institutions financières les plus exposées peuvent faire faillite, comme on l’a vu en 2008.

Pour l’économie réelle, l’onde de choc se transmet par plusieurs canaux. Les consommateurs, voyant leur épargne fondre, réduisent leurs dépenses. Les entreprises annulent leurs investissements. Les banques resserrent les prêts. S’enclenche alors un ralentissement économique global, qui peut basculer en récession. Une crise économique mondiale est souvent la suite logique d’un krach majeur.

C’est à ce moment-là que la banque centrale entre en scène. Elle a deux leviers : baisser ses taux pour relancer le crédit, et injecter de la liquidité dans le système (les fameux « quantitative easing »). Depuis 2008, les banques centrales ont d’ailleurs sauvé les marchés à de multiples reprises — mais à quel prix ? Cette question, vous y reviendrez forcément en suivant les crises économiques des prochaines années.

Les plus grands krachs boursiers de l’histoire

Comprendre l’histoire des grands effondrements, c’est se vacciner contre la panique. Les mêmes ressorts reviennent toujours : excès spéculatifs, levier excessif, et une étincelle déclencheuse. Voici ceux que vous devez connaître.

Février 1637 : la Tulipomania, le premier krach

Le tout premier krach documenté de l’histoire a eu lieu en 1637, aux Pays-Bas. L’objet de la spéculation ? Des bulbes de tulipes. Pendant plusieurs années, les prix d’une bulbe rare avaient flambé jusqu’à valoir plusieurs années de salaire d’un artisan. En quelques jours, les acheteurs se sont volatilisés et les prix se sont effondrés de 90 % et plus.

La Tulipomania n’a pas eu de conséquences macroéconomiques majeures à l’époque, mais elle reste le cas d’école d’une bulle pure, étudié dans toutes les écoles de finance.

Octobre 1929 : le jeudi noir et la grande dépression

Le krach de 1929 est sans doute le plus célèbre de tous. Il commence le jeudi 24 octobre — la journée rebaptisée « jeudi noir » — à la bourse de New York. L’indice dow jones perd brutalement plus de 11 % dans la matinée. Les jours suivants, la baisse s’accélère : le mardi noir, l’indice perd encore 12 %. Au total, en quelques semaines, il perd près de 25 %.

Mais ce n’est que le début. Le krach de 1929 a déclenché une spirale qui va durer des années : c’est la grande dépression. En trois ans, l’indice américain perdra près de 90 % de sa valeur. Le chômage explose aux États-Unis, la production industrielle s’effondre, et la crise se propage à toute l’économie mondiale.

19 octobre 1987 : le lundi noir

Soixante ans plus tard, l’histoire se répète. Ce jour-là, en une seule séance, l’indice dow jones perd 22,6 % — c’est la plus grosse chute en pourcentage d’une seule journée de toute son histoire. Cette journée est rebaptisée « lundi noir ».

Particularité de 1987 : ce krach a été en grande partie déclenché par les premiers programmes de trading automatique, qui ont amplifié mécaniquement la vente. Contrairement à 60 ans plus tôt, la Fed a réagi très vite et les marchés ont récupéré en moins de deux ans.

2008 : la crise des subprimes et la chute de Lehman Brothers

La crise financière de 2008 trouve son origine dans la crise des subprimes : ces prêts immobiliers américains à risque, accordés à des ménages insolvables, et titrisés pour être revendus aux institutions financières du monde entier. Quand les défauts ont explosé, toute la chaîne s’est effondrée.

Le 15 septembre 2008, la banque d’affaires fait faillite — c’est le déclic. Wall Street panique, les indices décrochent partout dans le monde. Le dow jones perd 50 % entre octobre 2007 et mars 2009. Cet épisode deviendra la plus grave crise économique mondiale depuis 1929, et entraînera une vague de plans de sauvetage par les autorités monétaires.

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6 mai 2010 : le flash krach et la finance haute fréquence

Le krach de 2010 est un cas à part. Ce jour-là, en quelques minutes, l’indice américain perd près de 1 000 points (-9 %), avant de récupérer la quasi-totalité dans l’heure qui suit. Il n’a pas été déclenché par une crise économique, mais par les algorithmes de trading automatisé, qui se sont vendus les uns aux autres dans un emballement.

Cet épisode a marqué un tournant : il a montré la fragilité que les marchés boursiers modernes peuvent atteindre, où une fraction des transactions se joue en millisecondes.

Mars 2000 : l’effondrement du Nasdaq et la bulle Internet

Impossible de parler des grands krachs sans citer mars 2000. La bulle des valeurs Internet, gonflée par cinq ans d’euphorie, éclate brutalement : entre mars 2000 et octobre 2002, l’indice tech perd près de 80 % de sa valeur. Beaucoup d’investisseurs particuliers, entrés en haut de cycle, ne reverront jamais leur mise.

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Surévaluation des entreprises côtées en bourse au fil des années.

Peut-on anticiper un krach boursier ?

Soyons honnêtes : non, on ne peut pas prévoir un krach avec précision. Les indicateurs avancés (ratio cours/bénéfices, courbe des taux inversée, surévaluation des indices) signalent des zones de danger, mais aucun ne donne de date. Selon certains économistes, les actions d’un grand nombre de sociétés, surtout dans les tech, sont aujourd’hui largement surévaluées. À la moindre étincelle, un nouveau retournement pourrait survenir. N’oubliez donc pas de faire, ou de faire réaliser par un professionnel, une analyse du risque avant tout investissement.

Le bon réflexe, ce n’est pas de prédire la date — c’est de se préparer à en traverser un. Liquidité de précaution, diversification, pas de levier excessif : c’est ce qui fait la différence entre ceux qui survivent et ceux qui sortent ruinés.

Tout va bien : il faut Vendre

Aujourd’hui, le marché immobilier est sous pression.

Avec les réformes fiscales et la hausse des prix, un bien immobilier peut devenir moins rentable qu’un contrat d’assurance-vie.

Et nombreux sont les propriétaires qui se méprennent dans le calcul de leurs rendements. En effet, ce qui est important est le rendement net, ce qui veut dire net de tous les frais et taxes.

De plus, le pouvoir d’achat des ménages n’étant pas extensible, en dehors des zones très tendues, une baisse des prix pourrait avoir lieu.

Avec la conjoncture actuelle, il est ainsi préférable de penser à vendre tout ou partie de son patrimoine, tant que le marché est au plus haut.

Vendre au plus haut, encaisser la plus-value, épargner et racheter lorsque le marché sera bas, ou lorsque le marché est bas ailleurs.

C’est la meilleure stratégie !

« La clé du succès de tout entrepreneur est la capacité à évoluer seul, aller à droite quand tout le monde va à gauche, et ne compter que sur son intelligence, intuition et finance pour que son rêve devienne réalité » — BC Business.

Tout va mal : il faut acheter

C’est souvent un bon pari, car l’immobilier et l’économie sont cycliques.

Je me demande toujours pourquoi une partie des investisseurs achète les actions des sociétés quand elles sont au plus haut, quand toute la presse en parle ? La sagesse voudrait que l’on investisse plutôt dans celles dont les prix sont au bas de la courbe, bien entendu celles ayant un potentiel de hausse. Et bien c’est pareil dans l’immobilier.

Ainsi ceux qui ont acheté en 2008 aux USA, à Miami, à Austin, à Seattle par exemple le savent bien. Les prix qui s’étaient effondrés sont maintenant remontés à leur niveau d’avant la crise, voire à un niveau supérieur, d’où une plus-value conséquente, souvent de plus de 50 %.

Il y a plus d’opportunités en période de crise, mais ce qui est important c’est de choisir une zone qui sera propice sur le long terme.

En 2008, ceux qui ont acheté à Miami, par exemple, ont aujourd’hui du patrimoine dans une ville en pleine expansion, capitale mondiale de l’Amérique du Sud, où toute entreprise sud-américaine a son siège social.

De plus, dans un marché difficile vous pourrez négocier, le temps jouant en votre faveur. Certains propriétaires seront obligés de vendre, pour diverses raisons familiales ou professionnelles. S’il y a peu d’acquéreurs, ce sera votre chance.

Pour aller plus loin, je vous renvoie aussi vers la réflexion AIR sur l’arbitrage immobilier ou bourse — la bonne question, en bas de cycle, est rarement « l’un ou l’autre » mais « les deux, et dans quel ordre ».

 

Où investir pendant un krach boursier ou une récession ?

Une fois la panique passée, la vraie question est celle-ci : où placer son argent quand tout chute ? Les classes d’actifs ne réagissent pas toutes de la même manière à un krach boursier.

Les actifs refuges traditionnels

Quand les marchés financiers s’effondrent, certains actifs jouent historiquement le rôle de paratonnerre. Les actifs refuges les plus suivis sont :

  • L’or, qui a tendance à monter quand la confiance se perd. Sa performance lors des grandes crises est documentée depuis des décennies.
  • Le monétaire (cash, fonds monétaires), qui ne rapporte presque rien mais préserve le capital nominal le temps de la tempête.
  • L’immobilier prime, qui résiste mieux que les valeurs financières — à condition d’être positionné dans des zones recherchées.
  • Les obligations souveraines des États jugés solides, qui jouent le rôle de stabilisateur.
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Les matières premières (énergie, métaux industriels) ne sont pas des refuges au sens strict : leur cours dépend de l’activité économique et peut chuter aussi violemment que les actions en cas de cycle baissier. À manier avec discernement.

Acheter en bourse quand les cours s’effondrent

C’est paradoxal mais c’est la stratégie la plus rentable historiquement : acheter quand les bourses ont déjà chuté. Pas n’importe quelles actions — celles dont les fondamentaux restent solides, qui ont une trésorerie nette positive, un avantage concurrentiel durable, et qui ont juste été emportées par la panique générale.

Pour les investisseurs aguerris qui veulent jouer la baisse elle-même, les CFD (contrats sur la différence) permettent de se positionner à la vente sur les indices ou actions. Mais attention : c’est un outil à effet de levier, réservé à ceux qui maîtrisent. Pour la grande majorité, mieux vaut accumuler progressivement des actions de qualité par achats programmés. C’est la méthode qui sécurise le plus une bonne performance long terme.

Immobilier : opportunités en période de crise

Comme je vous le disais plus haut, le marché immobilier est cyclique. Les périodes de crise sont historiquement les meilleures pour bâtir un patrimoine immobilier : prix décotés, vendeurs pressés, taux parfois bas si les banques centrales ont assoupli. La clé, c’est la qualité de l’emplacement et la capacité à tenir dans la durée.

Que faire ? Préparer ses finances pour un krach

Il faut se tenir prêt pour un krach, et être réactif si cela se produit à nouveau. Cela arrivera, c’est sûr selon les spécialistes, mais hélas il n’y a pas de date connue à l’avance. Ce serait trop facile.

Vos finances doivent être prêtes. Vous devez trouver l’interlocuteur qui vous fera investir au bon endroit, au bon moment, et surtout vous devez être patient, c’est la clé.

Patient à la baisse, mais aussi patient à la hausse.

Si ce n’est pas votre nature, suivez les conseils d’un professionnel.

Entre 2001 et 2007, j’exerçais à Bordeaux. De 2008 à 2014 aux USA. De 2015 à 2017 au Pays Basque et maintenant à Paris. Des endroits stratégiques où mes clients ont eu la chance de s’enrichir.

Je cherche ma prochaine destination, vous avez une idée ?

J’espère que cet article, écrit par Jacques Doassans du blog Le Déj Immo, vous a plu. N’hésitez pas à nous dire dans les commentaires ce que vous en avez pensé.

FAQ — Krach boursier 2026 et crise

Qu’est-ce qu’un krach boursier exactement ?

C’est une chute brutale et soudaine des principaux indices, généralement supérieure à 10 % en quelques séances, accompagnée d’une perte de confiance massive des investisseurs. À distinguer d’une simple correction (-10 à -20 %, sans panique) par sa rapidité et son intensité. L’élément déclencheur peut être l’éclatement d’une bulle, un choc géopolitique ou la faillite d’une institution financière majeure.

Quels sont les plus grands krachs de l’histoire ?

Les krachs boursiers à retenir sont au nombre de six : la Tulipomania de 1637 (le premier documenté), le krach de 1929 et la dépression qui a suivi, le lundi noir du 19 octobre 1987, l’éclatement de la bulle Internet en 2000, la crise de 2008 avec la chute de la banque Lehman, et le flash krach du 6 mai 2010 lié au trading automatisé.

Peut-on anticiper un krach ?

Non, pas avec précision. Certains indicateurs (surévaluation, courbe des taux, dette excessive) signalent des zones de risque mais aucun ne donne de date. La bonne posture n’est pas d’en prédire la date, mais de se préparer à en traverser un : épargne de précaution, diversification, et absence de levier excessif sont les meilleurs filets de sécurité.

Faut-il vendre ses actions en cas d’effondrement ?

C’est généralement la pire décision. La capitulation au point bas transforme une perte latente en perte définitive. L’histoire montre que les bourses ont toujours fini par récupérer après chaque épisode — il faut juste accepter d’attendre. Si vos finances personnelles sont solides (épargne de précaution, pas d’urgence de cash), tenir bord à bord est presque toujours payant.

Où placer son argent pendant un krach ?

Les principales valeurs refuges historiques sont l’or, le cash, l’immobilier de qualité et les obligations souveraines solides. Pour les plus offensifs, c’est aussi le moment d’acheter en bourse des entreprises aux ratios sains, dont les cours ont été emportés par la panique générale. Les matières premières et les actions cycliques sont à éviter en début de cycle baissier.

Pourquoi investir en période de récession est-il une opportunité ?

Parce que les prix sont décotés et la concurrence d’acheteurs faible. Comme l’ont montré ceux qui ont acheté à Miami en 2008, acquérir au bas du cycle peut générer des plus-values supérieures à 50 % lorsque le marché reprend. La condition : choisir des zones et des positions solides, et avoir la patience d’attendre la remontée.


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